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Eliminer rapidement les récents sprayages
Des façades barbouillées ont été durant une longue période une triste réalité quotidienne pour la maison EJS à Schüpfen. De coûteuses mesures de protection vont enfin apporter un changement. Examen des faits.

(mei) Les bâtiments industriels de la maison EJS à Schüpfen sont situés directement à proximité de la voie de chemin de fer de la ligne Berne - Lyss. Trois grandes halles donnent place aux articles à usage unique (vaisselle jetable etc.) commercialisés par l'entreprise. Alors que le devant des halles de la fabrique présente un aspect soigné, il en va tout autrement de l'arrière. Tourné vers la voie de chemin de fer, il est devenu régulièrement la victime d'actes de
vandalisme, ce que

confirme Hanspeter Isch, magasinier chez EJS : « Les façades arrière de nos deux premières halles sont depuis toujours barbouillées de graffiti. En regardant dans notre direction depuis le village ou lors du passage en train, on voyait tout d'abord les gribouillis sur nos
façades ».
Peinture anti-graffiti
Comme la voie légale n'a rien résolu, la direction de l'entreprise s'est, à un moment donné, résignée. Laissant momentanément de côté les sprayages sur la façade arrière de la première halle, elle a décidé, à l'occasion de la construction d'une troisième halle, réalisée par les architectes Arni de Lyss, de faire recouvrir d'une peinture de protection les panneaux métalliques de la façade. Les sprayages barbouillés sur le revêtement « anti-graffiti » fourni par la maison Indubau de Gunzgen peuvent être effacés six fois. Après le sixième nettoyage, la protection n'est plus assurée. Le coût de cette peinture de protection, qui a aussi été appliquée sur la deuxième halle, s'est monté à env. 25'000 francs.
Clôture de protections pour empêcher l'accès
Depuis son achèvement en 2009, la nouvelle halle a été deux fois souillée par des graffiti. Elle a chaque fois été nettoyée par des professionnels de l'entreprise de peinture Kiefer Roten de Lyss. Après la première attaque déjà, la maison EJS a fait installer, pour le prix d'env. 20'000 francs, une clôture destinée à entraver l'accès à l'arrière des halles. Malgré cela, les sprayeurs ne se sont pas laissé intimider : au début de l'été 2009, ils ont pénétré par effraction dans l'aire de l'entreprise pour souiller une nouvelle fois la façade.
Caméras de surveillance pour identifier les auteurs
Mais EJS sait également se défendre : elle a non seulement réparé la clôture mais encore fait installer des caméras de surveillance afin qu'à l'avenir les auteurs puissent être filmés. Elle a en outre émis le mandat de nettoyer les façades immédiatement : « Nous avons constaté que nous pouvions nous protéger le plus efficacement contre les gribouillages lorsque nous éliminons immédiatement les nouveaux graffiti, faute de quoi nous courrons le risque de voir des pasticheurs désireux de laisser aussi leur empreinte », dixit Isch. Depuis l'été 2009, le calme est revenu chez EJS. Reste toutefois encore à prouver et à espérer que les investissements concédés à lutter contre le vandalisme se justifieront à long terme.
Texte et images : infomaison
Dernière actualisation:
30.03.2011