La reine des étangs
Reproduction
Les nymphéas se reproduisent par fragmentation de rhizomes. Le rhizome est une tige souterraine épaisse renfermant un organe de réserve, comprenant notamment de l'amidon et de l'insuline. Etant donné que ses noeuds (bourgeons) se déroulent l'un sur l'autre sans espacement, plusieurs jeunes pousses peuvent se former. A cet effet, le rhizome est fragmenté avec un couteau. Placer alors les différentes fragments dans le substrat (glaise, sable, 1:1). Recouvrir la terre d'une couche de gravier afin d'assurer une humidité suffisante. A partir des boutons dormants se forment de nouvelles feuilles et pousses et après quelques semaines de jeunes plantes se sont déjà développées. Les nymphéas fragmentés ont cependant besoin d'un temps de repos et ne fleurissent généralement que l'année suivante.
Plantation des nymphéas
La profondeur de l'eau ou de l'implantation dépend de la sorte. Les sortes naines ou celle convenant à une eau de surface croissent à une profondeur de 0,1 à 0,5 m et une surface d'eau de 0,5 à 1 m². Il s'agit ici des sortes « Walter Pagels » (blanche), « Aurora » (abricot), « Laydekeri Lilacea » (rose), « Froebeli » et « James Brydon » (rouge). Pour une profondeur d'implantation moyenne de 0,5 à 0,8 m et une surface d'eau de 1 à 2 m², on apprécie les variétés « Hermine » et « Marliacea Albida » (blanches), « Moorei » (jaune), « Fabiola » et « Rosennymphe » (roses), « Meteor » et « Charles de Meurville » (rouges). En eau profonde dès 0,8 m et une surface de 2 à 3 m², prospèrent surtout les variétés « Gladstoniana » (blanche), « Marliacea Chromatella » (jaune), « Marliacea Rosea » (rose) et « Attraktion » (rouge). Les sortes pour eau profonde ne doivent pas être plantées trop à plat, car les feuilles poussent alors en abondance et la plante n'est plus motivée pour multiplier ses fleurs et ses semences. Par conséquent, elle ne fleurit que parcimonieusement. Les nymphéas doivent être plantés dans des récipients spéciaux en matière synthétique dont les parois comportent des perforations à travers lesquelles les racines filandreuses peuvent pousser. On peut également planter le fragment de rhizome directement en terre. La plantation en récipient simplifie cependant le futur entretien des plantes et de l'étang. En eau profonde, les récipients peuvent être surélevés au moyen de pierres. On peut également abaisser le niveau d'eau jusqu'à une profondeur optimale.
Moyens d'entretien
Les nymphéas ont aussi besoin d'engrais. A cet effet il convient, au printemps, de pétrir des copeaux de corne dans de la glaise et de les enfoncer dans le sol à plusieurs endroits. Les feuilles jaunies en fin d'automne peuvent être enlevées mais pas obligatoirement. Si l'étang gèle durant une période prolongée, il est recommandé de recouvrir les espèces sensibles au gel, comme par exemple les sortes naines et d'eau peu profonde, (nattes, feuilles mortes, tapis de paille ou de polystyrène). Les sortes en eau plus profonde (dès 0,5 m) hivernent sans risque si l'on ne doit pas craindre une congélation totale de l'eau de l'étang. Les nymphéas tropicaux ne supportent pas notre climat hivernal. Ils nécessitent une protection spéciale contre le gel (chauffage de l'étang) ou doivent hiverner en cave. Sortir alors les plantes fanées, enlever toutes les pousses et racines et les planter dans un bac de sable. Maintenir l'humidité dans le bac de sable. Hiverner à une température de 14 – 16 °C. Replanter au printemps.
Texte et images : revue « Schweizer Garten »
Le nom latin du nymphéa trouve ses origines dans la mythologie grecque. Les pétales symétriques de la fleur, qui s'ouvrent comme des roses, ont un pouvoir d'attraction tout particulier. Avec leur rayonnante floraison blanche, rose pâle, jaune ou parfois même violette, les nymphéas confèrent à l'
